Un choix de long-terme

Tous les bouleversements auxquels nous assistons s’inscrivent pourtant sur le long terme.« La Commission a agi comme un agent défendant les intérêts des nations créditrices », à commencer par l’Allemagne, a écrit récemment Paul de Grauwe*, qui démontre les effets catastrophiques des politiques d’austérité dans le Sud.Commençons par les similitudes.L’environnement économique global – caractérisé par des montants massifs de liquidités et des taux d’intérêt faibles, conséquences de la politique monétaire non conventionnelle des économies avancées (unconventional monetary policy) – a conduit la plupart des économies émergentes à utiliser leur espace politique pour renforcer les moteurs de croissance existants plutôt que d’en développer de nouveaux.Car au-delà des spécificités nationales – place du charbon ou du nucléaire – nos deux pays poursuivent des objectifs communs : accélérer la fin de l’ère des combustibles fossiles, éliminer les émissions de gaz à effet de serre, réduire la facture énergétique, préserver la compétitivité industrielle et force d’innovation.Et c’est bien pour cela qu’il chagrine la majeure partie de l’opinion publiée.Les réformes de 2003-2005 ont sérieusement entamé les budgets consacrés à l’investissement (public et privé), aux dépenses en recherche et développement et à l’éducation.Le nouveau modèle de développement à inventer dans le monde arabe doit mettre l’accent sur l’inclusion et l’équité.Pour autant, l’objectif initial poursuivi par les banques centrales – à savoir le rétablissement de la croissance économique – se retrouve aujourd’hui dévoyé puisque cette création monétaire intensive profite bien plus à l’appréciation spectaculaire des marchés boursiers qui sont propulsés à des records historiques, ou en tout cas à des niveaux en déconnexion totale avec l’économie réelle.Espérons que la visite du ministre français du commerce extérieur annonce des perspectives bénéfiques et enrichissantes pour nos deux pays.Pour preuve, on pourra consulter cet article paru jeudi 28 novembre dans Die Welt, le quotidien « sérieux » du groupe Axel Springer sous la signature de Berthold Seewald et titré « Cinq raisons pour l’incapacité de la France à se réformer.Financial Analysis Economy s’est bâti une redoutable réputation.Entrer dans la boutique Converse de Soho, choisir le design et les textes qu’on veut imprimer sur ses baskets (vraiment ceux qu’on veut, même le plus fou !Rien qu’aux États-Unis, en 2013, environ 100.A titre de comparaison, le taux de pauvreté dans les pays nordiques est voisin de celui de la France comme la Suède (14,2%), la Finlande (13,2%), le Danemark (13,1%), la Norvège (10,1%) et l’Islande (7,9%), alors que leur taux de chômage varie entre 3,5% pour la Norvège et 8,1% pour la Suède.

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