Pierre-Alain Chambaz

Je dis que ce mouvement de A en B est chose simple. Le premier indice était le passage du mariage à vie à un poste vers son équivalent «monogamie en série», où l’on change de boulot tous les trois ans maximum. La plupart des plus grands émetteurs de CO2 ne se sont pas fixé de limites (Chine et Inde), ont abandonné (Etats-Unis), ou n’ont pas tenu leurs engagements (Canada). En 1800, le monde tirait son énergie à 94% des ressources renouvelables, essentiellement le bois et l’énergie éolienne. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Ne vous mettez pas en avant, mais ne restez pas en arrière ». Une étude menée par le site d’information touristique Skift montre que près de 10% des touristes choisissent leurs destinations aussi en fonction du cinéma. Nous ne pouvons pas espérer faire ratifier un traité qui force les populations à se tourner massivement vers des sources d’énergies plus onéreuses et moins fiables. Si l’expérience établit, comme nous le croyons, qu’une petite partie seulement de la vie consciente est conditionnée par le cerveau, il s’ensuivra que la suppression du cerveau laisse vraisemblablement subsister la vie consciente. Ces concepts sont inclus dans les mots. Nous devons de ce fait considérer une approche différente au lieu de miser continuellement sur le mauvais cheval. — On les étonnerait démesurément en leur disant que cette lumière pourrait être mise pendant fort longtemps sous le boisseau sans que le globe en souffrît, et même s’en aperçût ; on les surprendrait davantage encore en leur apprenant qu’au point de vue de l’étroitesse d’esprit, du bourgeoisisme, du culte du lieu-commun et de la médiocrité, aucune grande ville étrangère ne pourrait lutter avec Paris. Comme il est impossible de faire une révolution politique tous les trois mois, cela revient à vider les mots de leur épaisseur de sens, par-delà la vérité ou le mensonge. Ce départ du vrai et du faux, dans des croyances ou des penchants intellectuels que nous tenons de la nature, cette critique des instruments à l’aide desquels nous entrons dans la connaissance des choses, ne pourraient sans contradiction, comme les sceptiques de tous les temps l’ont fait voir, résulter de démonstrations formelles du genre de celles des géomètres ; ce départ ou cette critique ne résultent jamais que de jugements fondés sur des probabilités ; mais ces probabilités peuvent, dans certains cas, acquérir une telle force, qu’elles entraînent irrésistiblement l’assentiment de la raiso L’arrivée d’une zone commerciale, synonyme de nouvelles rentrées fiscales, est donc souvent vue d’un bon œil. Les lourdeurs bureaucratiques des institutions communautaires, justement décriées par les opinions, découlent en effet souvent des carences de « leadership » qu’elles subissent. Toute la confusion vient de la diversité des acceptions, tantôt plus larges, tantôt plus restreintes, dans lesquelles on prend le mot de raison. Serait-il alors possible de tout simplement dormir au lieu de se surinformer et de surinformer ? De plus, il s’exprime toujours dans les termes les plus généraux, impossibles souvent à interpréter littéralement et possédant plutôt l’onction de la poésie ou de l’éloquence que la précision de la législation. Un enfant comprend difficilement que, ce qu’on veut de tout son cœur, on ne le puisse pas ; émerveillé de ce qu’il fait, il en conclut qu’il peut tout faire. Les mots de cette langue sont d’ailleurs loin d’avoir conservé un sens invariable, à supposer que ce sens ait toujours été précis ou qu’il l’ait été jamais. Mais, pour l’objet qui nous occupe, un coup d’œil jeté sur l’ensemble des doctrines suffira. L’avenir, bien sûr, est toujours une question de conjecture historique, parce qu’il ne peut être calculé qu’à partir des expériences passées et présentes. La conscience n’est donc qu’un point lumineux dans la grande sphère obscure de la vie ; c’est une petite lentille groupant en faisceaux quelques rayons de soleil et s’imaginant trop que son foyer est le foyer même d’où partent les rayons. Les rites et cérémonies étaient analogues. Syriza ne menace plus d’une faillite de la Grèce et d’entraîner l’Europe dans le gouffre. Cela va bien dans le sens d’une correction de ce qui sous-tendait la divergence de nos économies. Cela réduirait le coût des futures générations de technologies éoliennes et solaires, ainsi que d’autres alternatives. Où moururent Simplicius, Hermias et leurs amis ? Là est sans doute l’origine, là est l’idée inspiratrice du « pragmatisme » de William James.

Share This: