Pictet : en finir avec le tabou de la famille Europe

C’est l’esprit se retrouvant dans les choses.Quant à l’hypothèse d’une récession courte et peu intense qui céderait rapidement sa place à la croissance, elle ignore la dégradation de l’économie réelle et les travaux des économistes qui laissent entendre que nous allons entrer dans une période de grande stagnation économique.Le moi, infaillible dans ses constatations immédiates, se sent libre et le déclare ; mais dès qu’il cherche à s’expliquer sa liberté, il ne s’aperçoit plus que par une espèce de réfraction à travers l’espace.Nous ne cesserons de le répéter : avant de philosopher, il faut vivre ; c’est d’une nécessité vitale qu’ont dû sortir les dispositions et les convictions originelles.Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens.Les régulateurs estiment que la majeure partie de ces assurances étaient sans valeur pour les emprunteurs et qu’elles ont été vendues de manière trompeuse.En revanche, il est tout a fait inca­pable d’expliquer des instincts aussi savants que ceux de la plupart des Insectes.Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Ne choisis tes amis que parmi tes égaux ».Par exemple, on est arrivé à convaincre le Pauvre que voter, c’est remplir un devoir, accomplir un acte.On ne peut guère dire exactement ce que c’est qu’un bourgeois français ; c’est un être misérable, lâche, ignorant et cruel, une sorte de composé de toutes les infamies qui marquent le bourgeois de tous les autres pays, mais qui se retrouvent en lui à l’exclusion de toute autre chose ; fait qui pourrait s’expliquer par l’immense déviation qu’a subie, depuis cent ans, la marche historique de l’esprit français.Un objet matériel, pris au hasard, présente les caractères inverses de ceux que nous venons d’énumérer.

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