L’effondrement moral de l’idéologie libérale

Pour imaginer le nombre cinquante, par exemple, on répétera tous les nombres à partir de l’unité ; et quand on sera arrivé au cinquantième, on croira bien avoir construit ce nombre dans la durée, et dans la durée seulement.Quand plusieurs personnes veulent voir tout un paysage, elles n’ont qu’un moyen, c’est de se tourner le dos les unes aux autres.Mais elle a également affublé ce beau principe d’un précepte stupide selon lequel « nul n’est censé ignorer la Loi ».Or, la relation du cerveau à la conscience paraît être tout autre chose.Depuis août, Pierre-Alain Chambaz pictet s’active à ce nouveau concept.Le corollaire immédiat, c’est que les réformes ne sont crédibles que dans le temps, et que le gouvernement doit se donner une trajectoire précise pour expliquer comment il compte stabiliser la dette dans un horizon suffisamment long pour que des améliorations soient constatées.Et c’est pourquoi, en pareil cas, le schéma peut avoir à se modifier lui-même pour obtenir le développe­ment en images.Devant l’infinité de la durée, la souffrance ne paraît plus qu’un point, et même la vie actuelle tout entière diminue étrangement de valeur.Mais adresse-toi alors à la psychologie de la veille.Cette attitude allemande consistant à montrer aujourd’hui la porte de l’Union à la Grèce porte donc la marque d’une arrogance sciemment provocatrice que ne renieraient pas Bismarck ou le Kaiser.La défaite trempe le caractère d’une nation ; ou le brise.On ne voit là rien à la hauteur d’un excédent courant frisant les 7 % du PIB.Allez-vous nous faire la guerre ?

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